
Thierry BRUTMAN
Conseiller économique
L’analyse traditionnelle de la gestion de stocks ne voit dans ceux-ci qu’une source de coûts: le premier est le coût de détention, le second est le coût opérationnel. Aucune approche n’a élargi la problématique de la gestion du stock dans le temps. Cet article a pour objet l’impact de gestion du temps sur la politique de stock d’une part et sur la création de valeur au travers des modifications de prévisions de ventes d’autre part.
Jusqu’à ce jour, l’analyse de la gestion du stock s’est focalisée sur le niveau adéquat d’approvisionnement avec deux objectifs centraux : éviter les sur-stocks et éviter les invendus. Toutefois, aucune approche n’a élargi la problématique de la gestion du stock dans le temps.
Nous allons montrer dans le présent article comment la définition du stock comme un « actif financier » résout un grand nombre de problématiques pratiques qui n’avaient suscité que des réponses partielles, en répondant notamment aux questions suivantes :
- à partir de quel moment une société doit elle modifier sa politique de prix et/ou sa politique d’approvisionnement par rapport aux prévisions de ventes ?
- à quel prix est-il rationnel et rentable de vendre quand l’objectif de vente n’est pas réalisé ? quelle politique appliquer aux invendus ?
- à partir de quel moment est-il rentable, en fonction des prévisions de ventes et des risques, d’accroître son investissement en stocks ?
- quel est l’impact de la politique de stock et de prix sur la valeur de la société ?
Nous allons montrer qu’en réalité le stock est une option. Nous en verrons les conséquences pratiques et l’impact théorique sur le mode de prise de décision d’une entreprise puisqu’ alors la gestion du stock n’est séparable ni de la politique des prix, ni de la gestion de trésorerie, ni de la valeur de la société.
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