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NOUVEAU 2008

Dans un contexte de mondialisation croissante des économies, la logistique connaît un fort développement. A mesure que les biens de consommation proviennent des cinq continents, les acheminer et les stocker pour rencontrer une demande solvable est devenu un enjeu stratégique.
Un marché du stockage et de la personnalisation des biens s’est donc créé et accru au cours de ces dernières années avec une forte croissance de la sous-traitance. En parallèle, le prix d’une prestation d’un bien n’est plus une addition de postes mais une soustraction entre des coûts et un prix marché.
Dans un contexte où chacun ne veut payer que ce qu’il engage comme activité, définir le prix d’une prestation logistique devient difficile et nécessite des méthodologies et des outils fins.

L’entrepôt est un univers complexe dans lequel énormément de facteurs entrent en jeu :
Il y a le site en lui-même, mais aussi toute la surface non utilisée : le coût d’un transfert de palette est impacté pour moitié par les largeurs d’allées...
Il y a l’organisation plus ou moins pensée : un bonus de 40 % est vite réalisable pour qui maîtrisera les mouvements combinés dès le seuil de 5000m2...
Il y a les hommes, qui représentent la part essentielle des frais d’exploitation : 81% dans les coûts horaires de chariot frontaux thermiques... Et la liste est longue !!!
Dès lors, pour maîtriser le plus parfaitement possible le coût des aspects manutention-stockage, et préparation-expédition – tâches où se personnalise l’offre finale de l’entreprise - il importe de disposer d’un prix de revient juste et ajustable aux flux réels tout en restant rentable ; car la pratique démontre que les prévisions commerciales, qui ont concourues à dimensionner la prestation logistique, correspondent peu au final avec la réalité des ventes et donc avec la gestion des flux dans l’entrepôt !

Travailler à livre ouvert et définir le champ des coopérations.
La logistique étant le plus souvent externalisée, il importe de disposer avec son prestataire d’un dialogue franc, ouvert et collaboratif. Mais les simples descriptifs usuels ne le permettent pas car au mieux ils sont imprécis par omission, au pire ils le sont par ignorance ou volonté délibérée.
La démarche se doit d’être autant une médiation de dialogue, que de formation et de prise de conscience. Pour y parvenir, seule une approche par les procédures et les processus selon une manière industrielle peut-être envisagée d’autant que les entrepôts deviennent des acteurs de la gestion de la valeur ajoutée.
Penser à toutes les possibilités d’actions sur les marchandises autorise un dialogue ou chacun peut :
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montrer son savoir faire ; |
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faire prendre conscience des possibles et de leurs prix ! |
Ainsi un « cahier des charges » collaboratif est-il conçu comme un vrai descriptif et non comme une suite d’intentions parcellisées.
Etablir au jour le jour le coût des prestations et cesser de tout ‘moyenniser’.
Comme les flux ne sont pas de longs fleuves tranquiles, il faut que d’un coté les moyens soient dimensionnés le plus précisément possible afin de conserver leurs plages de validités économiques et que de l’autre, à toutes variations soit perçu l’impact sur le coût logistique d’entreposage.
Chaque entité, d’un point de vu opérationnel, vit à la journée. Pour la bonne relation client prestataire il convient :
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Que pour le prestataire, les évolutions de trafics soient perçues dans leurs immédiatetés et ce le plus naturellement possible. Ce qui veut dire qu’une fois les process et procédures figés, l’ensemble de la base de données, moyens, personnels, conditions d’exécutions réagissent en fonction de ces nouveaux flux et |
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Que le donneur d’ordre, informé, puisse en déduire les impacts sur sa logistique ainsi que sur sa politique commerciale et sur sa gestion financière. |
Intégrer le quotidien dans l’analyse fine de la comptabilité analytique.
Le rêve de tous les gestionnaires est de pouvoir passer d’une vision budget annuel mensualisé à un budget réel quotidien, sinon mensuel, actualisé en permanence.
La réalité des outils et prestations standards actuels montre que nous sommes plutôt à 15 jours (au mieux) de retard dans l’information que dans des possibilités d’actions correctives ou préemptives.
Pour les coûts logistiques d’entreposages qui représentent la moitié des 12,5% (en moyenne) de la logistique, l’enjeu de ces délais d’analyse se mesure dans le BFR qui tend lui aussi à être définit de façon globalisé par défaut d’information, plutôt que d’être affiné à mesure des réels besoins opérationnels.

Le dialogue est intrinsèque de la logistique au motifs que les acteurs et les sites sont multiples, que chacun réagit avec des métiers aux savoir-faire différents ainsi par exemple entre un transitaire et un technicien de déconstruction de produits voire entre un préparateur de commande et un informaticien spécialiste de la supply chain.
Cette Tour de Babel doit pourtant vivre, c'est-à-dire, se former, échanger et agir en commun. Pour cela on voit bien que le support ‘immatériel’ des intranets et internet est un lieu idéal qui permet de créer des communautés d’intérêts où de l’échange naissent la compréhension et l’action en commun.
Voilà à quoi se sont attachées à répondre les sociétés Cofinter et Logistique.com
Pour plus d’informations : www.cotamatic.fr et www.logistique.com
Yves Lafargue et Thierry Allemand
Un article de logistique.com / cofinter à lire sur microsoft.com