IDENTIFICATION FORMATION

IDENTIFIANT
MOT DE PASSE

Organisez vous !

Dans un ‘Marché’ qui tend à être dirigé par la demande la gestion par les flux devient essentielle. Cette dimension impose une refonte ou une reprise des organisations qui exécutent tous les jours et informent sans cessent l’ensemble du système d’information, cette ’ e-volution’ devient même cruciale.

Ces dernières années ont été propices au déploiement de discours sur le ‘tous logiciels’ dont on commence à percevoir des critiques de fond, approches biaisées dues au manque de maturité des concepteurs et des outils, ou de formes, critiques des exposés incantatoires sur les avantages de l’échange de données dans un partenariat idyllique.

L’Organisation revient en force, poussée en cela par deux mobiles, le développement du commerce électronique et les impératifs financiers de gestion résultant de la prise du pouvoir par les actionnaires.

On notera que sur ces thèmes des positions différentes se font jour.

Il importe donc de renouer avec les des savoirs qui ne sont pas vieillot, même si un peu abandonnés, car ces savoirs sont toujours d’actualité certains les ayant entre temps développés.

A titre d’exemple nous proposerons à la réflexion des logisticiens deux thèmes qui selon nous serons les supports des développements futurs de nos activités.

Prendre en compte réellement le processus de circulation des informations physiques et d’informations.


Prendre en compte le poids réel d’un investissement et gérer par la création de valeur les choix d’organisation.

" Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine, "

A mesure que le monde se transforme en ‘petite planète’ et que chacun est en relation avec chacun, les chaînes logistiques deviennent de plus en plus complexes !

Les entreprises se rendent compte que leurs paradigmes métiers/organisation est à revoir sous les coups convergeant de la révolution numérique, des approches marketing, et des impératifs financiers.

Le e-commerce est un puissant révélateur de ces transformations et toute la gamme des ‘mots d’ordres’ de ces 20 dernières années se coagulent en un tout qui ne peut que bouleverser de façon de voir et de faire ; Tirer les flux, Personnaliser les offres, Articuler global et local.

Ceci ressort du constat, il en existe aussi un autres plus basique, celui des logisticiens qui s’intéresse à la façon dont on a cru pouvoir répondre à ces défis.

Pour preuves nous reprendrons deux exposés qui selon nous sont caractéristiques de ce constat

" De la contradiction "

Un excellent article de M Bill Belt paru dans ‘Stratégie Logistique’ de juillet Août 2000, fait le point sur les manques de maturité des approches de type ‘APS’ Advanced Planning Système

Cette approche critique est suffisamment rare pour que l’on en reparle, puisqu’elle se propose de faire un point sur les principales ‘Fausses bonnes idées ‘ de ces outils.

Face à la complexité de la gestion logistique’ un système de type APS est nécessaire pour suppléer à la lenteur des hommes qui gèrent les flux logistiques.

Evidement beaucoup de chaîne logistiques sont devenue complexe, ce qui justifient les APS pour optimiser ces flux ; Mais pourquoi ?

En fonction du principe connu que ‘Seuls fonctionnent bien les systèmes simples’ " souvent il vaut mieux simplifier la chaîne logistique plutôt que de créer un système de gestion complexe "

Les outils de planification traditionnels fonctionnent seulement du haut vers le bas, l’APS permet les deux’.
Pour faire face à cette difficulté le gestionnaire à rechercher la possibilité de ‘rejoindre’ en aval le plan initial. Les APS ont donc crée la fonction ‘report’ qui permettait de donner l’impression de capacités de calcul dans les deux sens.
" Le problème n’est pas de planifier dans un sens ou un autre : il réside dans la responsabilité quant aux résultats "

Si la logique de planification n’examine qu’un niveau de processus à la fois, l’APS embrasse la chaîne logistique dans son ensemble et définit un optimum’
" La partie fausse de cette idée découle du point précédent concernant l’inefficacité de re-planification automatique par l’ordinateur "

‘Un système classique planifie à capacité infinie et ne tient pas compte des contraintes, L’APS prend en compte l’ensemble des contraintes’. Là encore l’idée semble bonne mais dans une structure les capacités sont très stables, seules évoluent la charge au sein des structures et les entrées prévues.

Conclusion de M Bill Belt, " Les APS, Basent une grande partie de leurs arguments sur une approche défunte, abandonnée il y a longtemps "

Une autre approche est basée sur les discours ‘incantatoires’ d’échange de données et de création de valeur avec pour objectif :

Que faire pour que la chaîne logistique fonctionne mieux ?

‘L’art du Management’, les Echos de mars 2001 expose un certain nombre d’idées :

  • Partager des données sur la demande entre clients et fournisseurs,
  • Intégrer les systèmes d’information,
  • Mettre en oeuvre une flexibilité appropriée,
  • Assurer l’effort permanent nécessaire.

‘ Le cabinet AMR Research’ cité dans logistique Magazine de mars 2001

La gestion collaborative de la chaîne logistique crée de la valeur, par la maîtrise des entreprises des trois points ; Stock, délais, notoriété au travers ‘de fonctions utiles de logiciels : traçabilité, retours, planification et mise en place du réseau de distribution..’

Le commerce orienté vendeur active la demande. ‘En organisant la demande, les applications émergentes de commerce électronique orientées vendeurs tendent à créer de la valeur ajoutée considérable lorsqu’il n’y a pas d’équilibre entre l’offre et la demande ‘

La gestion du cycle de vie, soit le NPDI. ‘La conception des produits doit intégrer la demande du marché en termes de volume’, ‘ Le cycle NPDI constitue également un facteur stratégique, de même que la connaissance du délai nécessaire. ‘

Conclusion de Logistique.com ; ‘Il n’y a pas qu’en politique que fleurisse la langue de bois’ !


" De la juste solution des, "

Par contre dans la situation actuelle on voit apparaître des points de vues qui concrètement propose des solutions ou de points de vues, plus en rapport avec les problématiques actuelles.

Houra.fr , ( Cora )

Le site propose aux internautes de Seine et Marne les produits frais livrables à domicile en 48H.

Le site dispose de 55 000 clients dont 30 000 réguliers ; En 2000, 160000Commandes ont été préparées pour un CA estimé par les observateurs à 120millions de Francs

La collaboration avec Hays à été stoppée au 01/02/01 et la logistique ‘réintégrée’ par le site, entrepôt de Bussy-Saint-Antoine.

La direction annonce que le coût de préparation a été réduit de 40 %.


Au même moment on pouvait lire dans ‘Logistique Magazine de mars 2001

Déclaration de Xavier Urbain, Présidents Hays logistics Europe

A la question sur les pièges à éviter lors du lancement de site de commerce en ligne ce dernier répondait :

" D’où la nécessité d’avoir recours à des systèmes semi-mécanisés pour les opérations de picking qui permettent d’automatiser des fonctions de base à des prix plus compétitifs que si l’on avait recours à de la main d’oeuvre. Chaque commande génère un coût supplémentaire et ne peut donc être traitée de façon marginale. Qui dit montée en puissance du trafic, dit chemins de picking plus long en mode manuel et donc plus chers. Plus on ajoute du personnel de manutention ou de préparation, plus on perd de productivité ; Il ne faut pas avoir peur d’affronter cette vérité économique ".

Ou dans la Tribune semaine 12 un article sur Amazon.fr

Dès leur arrivée, les articles commandés aux éditeurs subissent une première vérification. Chaque produit est pris en main et scanné individuellement pour en constater le bon état. Les articles en mauvais état sont immédiatement renvoyés pour être remplacés. Une fois la validation passée, les produits sont enregistrés et suivis à la trace.

Malgré tout, le traitement des commandes en France est presque entièrement manuel, leur nombre étant encore insuffisant pour justifier une automatisation des tâches.

De fait, l'ensemble du process a été étudié pour perdre le moins de temps possible. Les articles, placés sur des chariots (eux- mêmes identifiés) sont disposés sur les rayonnages selon

un classement fonctionnel et aléatoire. "Toutefois chaque emplacement correspond à un code barre qui devient la nouvelle adresse de l'article en stock, indique Vincent Marty.

Dans une vision première on comprend ce qui nous est dit par le Président de ‘Hays logistics Europe’ et les dires du gestionnaire de ‘Houra.fr’ ainsi que d’Amazone.fr les éclairent d’une autre façon, un vrai problème logistique en quelque sorte.

De grands prestataires ont proposé leurs services dans leur contexte d’organisation qui se révèle inadapté à ‘l’épicerie’ demandée par l’activité du e-commerce .Ainsi la réflexion sur le coût marginale induit que ces activités étaient ‘en plus’ du moins traitée comme d’autres, plus massives, plus répétitives et mutualisées, ou le prestataire excelle.

La réponse par l’automatisation, de Télémarket, et qu’Hays induit peut-être une solution si l’on sature l’outil, mais qui alors n’aura plus aucune disponibilité sauf à créer un nouvel outil à saturer à son tour

Puisqu’on ne module pas un équipement.

" Que cent fleurs d’épanouissent, que cents écoles rivalisent "

L’époque est propice au retour des vraies questions d’organisations qui sont le terreau de la logistique.

Comment fluidifier les flux ?

On note un retour des approches d’automatisation et mécanisation des manutentions autant sous l’impact du e-commerce dont la dimension d’arrivée des commandes ininterrompue 24/24 peut induire une réflexion sur une réponse ‘mécanique’ totale ?

Pourquoi pas, Le président du SIMMA M H. Balsan - se faisait l’écho dernièrement des approches nouvelles que devait initier la profession en intégrant des savoir, d’organisateur, d’équipementier et d’informaticiens.

Il est vrai aussi que dans une période de recrutement difficile de personnel, l’automate peut rendre des services insignes.

Pourquoi fluidifier les flux ?

La réponse que l’on présent résulte des approches de type : " Economic value added " EVA, en ce que les actionnaires président de plus en plus aux destinées des entreprises et que la ‘notoriété’ est une arme qui fonctionne dans les deux sens !

Le principe de ces approches est que par différence avec la pratique comptable, l’EVA introduit dans son calcul l’ensemble des coûts des ressources financières y compris le coût d’opportinité des fonds propres.

La définition de la création de valeur est dés lors le fait qu’une entreprise dégage au travers de son exploitation une rentabilité supérieure au coût de ses ressources financière, donc à son coût de capital.

C’est dans ce type de contexte qu’il faut repositionner les choix futurs de la logistique puisque à chaque niveau à chaque projet devra correspondre un EVA positif !

En ce qui concerne les manutentions les calculs seront là comme ailleurs complexe et les approches mathématiques les biens venus.

En ce qui concerne le stockage/entreposage de l’e-commerce il apparaît que les pistes suivantes doivent être privilégiées.

Créer des entités logistique ‘ad-hoc’ dont la structure de prix de revient sera différente et donc l’organisation sera entièrement dédiée à ces questions.
On peut ne pas perdre d’argent en ajoutant des hommes, si la demande de prestations augmente et que l’on mutualise les activités tout en les faisant évoluer.
Là encore plus qu’ailleurs l’e-magination et l’e-volution seront à l’ordre du jour

Que les e-commerçants revoient leurs structures de coût et qu’ils prennent en compte les réels gains que le net procure, un nouveau rapport aux dépenses commerciales.

Logistique.com se propose dés avril de renouer avec ces savoirs d’organisation perdus, laminés, dans les années 90 !

Logistique.com

Avril 2001





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